[Pensée philo du jour _ les échecs]

"Je n'ai pas peur des échecs"

 

Les echecs

 

Je crois que je n'ai jamais entendu quelqu'un prononcer cette phrase. Pourtant ces quelques mots sont tellement libérateurs. La peur de l'échec est une peur abstraite qui ronge la plupart des Hommes. La peur d'un échec empêche d'avancer, et fait même reculer. Et si les jeunes aujourd'hui sont si négatifs ou malheureux, la peur de l'échec en est souvent une raison.

 

Lorsqu'on grandit et qu'on devient adulte, on passe d'un monde où tout est facile et faisable, à un monde où il faut se battre pour avoir ce que l'on veut. Le jour où on réalise qu'on ne peut pas tout faire ou tout réussir arrive une de nos pires ennemies : la peur de l'échec.

 

Lorsqu'on cherche la définition du mot « Echec » le Larousse nous apprend que c'est le « résultat négatif d'une tentative ». Malheureusement, beaucoup de personnes s'attardent trop longtemps sur le mot « négatif » et non juste sur « résultat d'une tentative ».

Pourtant, sans tous ces échecs qui ont constitué votre vie, vous ne seriez pas ce que vous êtes aujourd'hui. Nous sommes toujours obligés d'entreprendre quelque chose. Un travail, des études, un projet personnel, une vie de famille, un couple. Nous passons notre vie à tenter des choses. Du moment où on ose marcher seul pour la première fois, à la toute fin.

 

Comme tout le monde, j'ai échoué dans ma vie. Je n'ai pas pu atteindre certains buts, j'ai abandonné, je suis tombée. Et ce que j'en conclue aujourd'hui c'est que ça a toujours engendré quelque chose de plus grand, et de plus beau. Une rupture, une mauvaise affectation, un redoublement, tous ces échecs qui sont catastrophiques sur le coup, ont toujours laissé place ensuite à de plus belles rencontres, ou des moments partagés. Tous ces échecs ont toujours créé quelque chose de positif.

 

Evidemment, lorsqu'on t'annonce que tu n'as pas eu ce que tu voulais ou ce pour quoi tu t'es battu, voir le côté positif semble impossible (à moins d'aimer un peu trop les plantes vertes). Mais avec le temps, on comprend, on continue de se battre mais on accepte qu'un échec puisse ne pas vraiment en être un.

 

Aujourd'hui si je me lance dans de nouvelles études, dans une nouvelle ville, c'est grâce à mes échecs.

 

Alors, à vous d'y penser maintenant. Quelle est la dernière fois que vous avez raté quelque chose, ou pas eu ce que vous vouliez ? Votre plus gros échec d'il y a quelques années ne vous a-t-il rien apporté de positif ? Pensez au fait que si vous aviez eu ce que vous vouliez, vous n'auriez peut-être pas ce qui participe à votre bonheur aujourd'hui. Est-ce une raison pour avoir peur de vos prochains échecs ? Ils vous apporteront peut-être de plus belles choses que vous n'imaginiez.

 

 

 

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